Librement inspiré de Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes

L'amoureux parle en lui-même, face à l'autre (l'objet aimé) qui ne parle pas. Pour l'amoureux tout fait signe.  
Roland Barthes

Dans l'œuvre de Barthes, tout peut faire théâtre, tout peut faire danse !


La compagnie de théâtre Actémobazar a invité la compagnie de danse Dégadézo dans le cadre d’un laboratoire de recherche et d’élaboration d’une forme éphémère autour, sur, pour et avec le texte : Fragments d’un discours amoureux, de Roland Barthes. 

Loin des contraintes de production et des échéances de création, ce laboratoire aura offert l’opportunité aux deux compagnies ainsi qu’aux acteurs, danseurs, chorégraphes et metteurs en scène qui les composent, d’approfondir un échange de savoirs et de techniques entamé en 2004 à l’occasion d’un atelier d’une semaine sur Electre. 

Le matériau choisi : Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes, a rendu évident le rapprochement des deux compagnies, Actémo travaillant sur le texte et son émergence chez l’acteur, Dégadezo creusant depuis 2003, le sillon de la danse-contact et de l’improvisation. 

 

Ce laboratoire s'est terminé par une ouverture au public les 14, 15 et 16 septembre 2007 à la Friche Laiterie, qui aura le point d’orgue de notre recherche tout en restant, malgré tout, pour tous un temps suspendu, improvisé, sans lendemain ; une aventure. 


 

Les artistes associés : Antje Schur, Régine Westehnhoffer, Delphine Crubézy, Philippe Cousin, Marie Seux, Magali Mougel, Frédéric Solunto, Pascal Grussner.

 

  • Labo fragments d'un discours amoureux 2008  (29)
  • Labo fragments d'un discours amoureux 2008  (50)
  • Labo fragments d'un discours amoureux 2008  (28)
  • Labo fragments d'un discours amoureux 2008  (59)
  • Labo fragments d'un discours amoureux 2008  (54)

Inédit et poétique, loin d’une illustration des «Fragments d’un discours amoureux», ce laboratoire se veut une réflexion libre sur le mystère du couple amoureux, exploré sous toutes ses facettes. Haine, amour, désir, confidence, amitié, tout y passe, dans une forme différente chaque soir. L’espace de jeu s’y prête. Décoré pour l’occasion de fragments de lettres d’amour et de robes de mariée, le Hall des Chars se prête à une grande liberté d’expression. «On travaille sur un squelette et, ensuite, on innove. Ce qui arrive ce soir, n’est pas ce qui est arrivé hier ; on est dans une optique de permanente évolution », explique Delphine Crubézy, coordinatrice du projet. 
Usant de fragments de l’essai de Roland Barthes, d’une bande son judicieusement choisie et de la création son de Pascal Grussner, le projet a vu le jour après deux semaines de travail. 
Sa forme surprend par la diversité d’expressions : la danse contemporaine, apport essentiel de la compagnie Dégadézo se mêle au jeu. Un exercice sur des fragments de vie(s) qui a recueilli les suffrages du public. 

I. S-C. / DNA septembre 2007